L'hémione de Mongolie

Le statut local et international de l'espèce

Peinture de l'artiste mongole Anu Naran (détail)
Peinture de l'artiste mongole Anu Naran (détail)

 

 

L’hémione* de Mongolie ou "Khulan" en mongol (Equus hemionus hemionus) est l'une des  5 sous-espèces aujourd'hui reconnues de l’hémione d’Asie. Cette sous-espèce vit majoritairement dans le sud de la Mongolie (désert de Gobi), avec également de petites populations dans la province du Xinjiang et en Mongolie intérieure au nord de la Chine.

 

*Cette espèce est également nommée "âne sauvage" bien que le terme "hémione" soit plus approprié. 

Une espèce menacée de disparition 

Le Khulan (et les autres sous-espèces de l'hémione sauvage d'Asie) est aujourd'hui enregistré dans la Liste Rouge des espèces menacées de l’UICN comme espèce "en danger", ce qui signifie que l'espèce présente un risque important d'extinction.

 

Liste Rouge de l'UICN: Fiche sur l'hémione sauvage d'Asie

 

Le Khulan est également enregistré comme “espèce menacée” dans le Livre Rouge de la Mongolie.

 

Internationalement, cette sous-espèce est également inclut en Appendice I de la Convention Internationale du Trafic des Espèces Menacées (CITES) depuis 1973, ainsi qu'en Appendice II de la Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices d’Animaux Sauvages (CMS).

La plus grande population de l'hémione sauvage d'Asie

Le Khulan représente aujourd'hui la plus grande population de l'hémione sauvage d'Asie (sa population représentant en effet 80% de la population totale de cette espèce) dans le monde (Feh et al. 2002).

 

L’hémione sauvage d’Asie (et ses sous-espèces) appartient à la famille des Equidés, tout comme le cheval domestique, l’âne domestique, l'âne sauvage d'Afrique, le zèbre, le Kiang et le cheval de Przewalski, mais reste encore aujourd'hui bien moins connu que ces derniers. 

Une restriction de son habitat au fil des siècles ...

L’aire de répartition de l’hémione sauvage d’Asie entre le 17ème et le 19ème siècle recouvrait la majeure partie de la Mongolie extérieure, de petites aires de la Sibérie et de la Manchourie, la partie ouest de la Mongolie intérieure et la partie nord du Xinjiang (Bannikov 1954, Zevegmid & Dawaa 1973, cité dans Stubbe et al. 2005).

 

Aujourd’hui, la population la plus abondante de l’hémione sauvage d’Asie, représentée par sa sous-espèce: l’hémione sauvage de Mongolie (Equus hemionus hemionus) ou “Khulan" en mongol, est uniquement présente dans le désert de Gobi au sud de la Mongolie, de l'ouest vers l'est, avec de petites populations dans la région autonome du Xinjiang et en Mongolie intérieure (nord de la Chine). La région est du désert de Gobi - où notre association est active depuis 2008 - contient la plus forte proportion d'hémiones sauvages en Mongolie.

 

La Mongolie représente donc un site très important pour la conservation de l'espèce entière (hémione sauvage d'Asie). 

La population du Khulan, estimée en 1997 à environ 43 165 individus (Feh et al., 2001; Reading et al., 2001), fut estimée en 2003 à environ 18 411 +/-898 individus (Lhagvasuren, 2007), suggérant un déclin dramatique de sa population d'environ 50%

 

Un recensement récent réalisé par une autre équipe a estimé la population du Khulan a environ 60 000 individus et suggère une stabilité de la population.

 

Cependant, le développement important des infrastructures linéaires (voies ferrées et routes) qui sont pour la plupart longées de barbelés et ne comporte pas de passages adaptés pour la faune sauvage, risque fortement de poser des menaces sur la population de l'hémione de Mongolie et les autres espèces sauvages de Mongolie. 

L'hémione, une espèce-ingénieur du désert de Gobi

L'hémione de Mongolie est connue localement, mais peu internationalement, pour sa capacité à creuser des trous au niveau de points d'eau ou de rivières asséchés afin de faire remonter à la surface l'eau localisée en profondeur et ainsi s'abreuver à ces trous. Ce comportement très particulier est principalement observé pendant les périodes sèches de l'année où par manque ou par faible pluviosité les points d'eau de se remplissent pas ou peu. Afin de s'adapter à cette sécheresse, l'hémione creuse donc ces trous, qui peuvent être de profondeurs diverses et de diamètres plus ou moins grands. 

 

Pour en savoir sur l'hémione de Mongolie en tant qu' "espèce-ingénieur"

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